Quai de gare

Initialement publié sur Rhumeurs d'Hailleurs :
Aux livres de nos vies, aux chapitres de nos amours, Souffle, souffle le vent ténu du temps qui passe. Parfois les pages tournent sans crier gare. Croyant écrire ton histoire tu t’égares. C’est là que la vie te rattrape et te dis: « Petit, fais pas d’histoires , Toi…

Synesthésie océane

Minuit passé, les deux amants ne dorment toujours pas. Allongés, unis dans l’obscurité. Elle: – Tu entends? Lui: – Non. Que le silence. C’est reposant. Elle, étonnée et amusée : – T’es vraiment sourd! C’est pas possible, tu n’entends vraiment rien? Écoute, concentre-toi. Lui: – J’essaie. Chut! Pff, rien, je n’entend absolument rien. Elle: –…

L’étang de décembre

Décembre, premiers froids, dernières feuilles L’étang , miroir vacillant, vif argent, Dévoile soudain la nature de sa profondeur. Un ciel s’ouvre à mes pieds Les arbres étirent de surprenantes racines S’abîment aux gouffres célestes Les traits blancs des troncs strient la pénombre Perpendiculaire, à chaque feuille morte, un frémissement. Il y avait ce calme, reposant….

Mousson II

  Mousson Là, aux flancs de la montagne, plus haut que Baghsu Nath Mousson Paysages mouillés, partout la brume et le respect, vastes ondées. L’eau et ses dangers Mousson Au loin la vallée, hier ensoleillée, aujourd’hui Endeuillée. Plus de vallée. Où est la réalité ? Ici, le retour. Fins de cycles. Révolution. Maintenant , l’heure…

La tour Eiffel

La Tour Eiffel en 3D. Un an et quatorze jours de collage d’allumettes. Jérémy fier, se lève pour mieux prendre du recul, admirer son chef-d’œuvre. Il se lève, s’articule, s’empêtre, s’envole, emporte sa tour, une étreinte sauvage. Il larme d’abord. Sa mâchoire de mots désespérés. L’œuvre tas de bois souffre. Il veut le feu. Son…

Une page se tourne

Aux livres de nos vies, aux chapitres de nos amours, Souffle, souffle le vent ténu du temps qui passe. Parfois les pages tournent sans crier gare. Croyant écrire ton histoire tu t’égares. C’est là que la vie te rattrape et te dis: « Petit, fais pas d’histoires , Toi tu ris, tu pleures,tu causes, Tu…

Souvenir d’Orient

Je regardais, saisi d’ignorance, se développer ces amitiés vernaculaires. Je les regardais Ces hommes, se caressant mutuellement, leurs chevelures de velours Je les épiais ces hommes, Se touchant tendrement du bout de leurs doigts rudes leurs bouches cerises Je les regardais et je dois le dire, J’avais peur qu’il ne se prissent d’amitié pour moi….