Le banc

Là bas, au bout là bas,

Au bout du parc, il y a

Cet animal, ce géant indéfinissable.

Il est long et gît, longuement allongé, langoureusement déployé, et cela avec toute la raideur de son âme minérale.

Il vit et palpite

Terreau de mille mousses, tuteur et protecteur d’écheveaux végétaux , Babylone du petit peuple chitineux.

Il garde le temps et défi les saisons.

Il compte les baisers volés, soustrait les déclarations passionnées.

A ses pieds fleurissent soucis et pensées arrosées de larmes émerveillées.

Au dessus, les sept ciels des sept plaisirs capitaux flamboient mais ne se voient pas.

Tour est bien au bout du parc, au bout là bas,

Il y a un banc

Que l’on appelle le banc des amants.

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